Comme chaque année, à pareille époque, l'Harmonie Jeanne d'Arc a offert son traditionnel concert de printemps, dimanche à la salle polyvalente, devant deux cents personnes et en présence de Claude Wrobel, représentant la municipalité. «Même si les conditions météorologiques ne sont pas très favorables, je vous remercie d'être venus si nombreux. Cette année, un horaire inhabituel, car il était impossible d'avoir la salle polyvalente un samedi soir. Notre concert aura pour thème principal, le voyage, et comme votre temps de déjeuner a été écourté, nous allons vous offrir notre harmonie en guise de dessert, et les voyages formant la jeunesse, vous ressortirez de la salle rajeunis de dix ans», a plaisanté le président Alain Mangeot en ouvrant le concert. Sous la direction de Marcel Schoumacker, les musiciens ont fait voyager le public avec au programme, un cocktail de morceaux issus de nombreux pays. Le «Traditional American Songs», très apprécié, a fait redécouvrir les airs populaires du Far West et de certaines comédies musicales américaines. Beaucoup d'airs connus, réarrangés sous forme de fantaisie, avec «Sweet Memories», «Summer Fiesta», «Never on Sunday», où l'on a réentendu un vieux succès de Dalida «Les enfants du Pirée». Le folklore russe n'a pas été oublié dans «Mamutscka» où l'on a retrouvé «Kalinka», et le «casatchok». Part belle réservée aux solos, avec la jolie valse «Trumpet in three four» qui a mis en vedette le pupitre des trompettes mais aussi le très intimiste solo de saxophone ténor joué par Claude Leclerc et Stéphane Blaise dans leur «Sax appeal».
La batterie fanfare, dirigée par Lucien Joublin au tambour et Jean Pierre Serrière au clairon n'a pas été en reste. Outre les traditionnels pas redoublés, «Hymne de l'Infanterie de marine», «Le clairon de Moudros" et la «Marche des cheminots», le répertoire romantique du 19e siècle a été élaboré avec le «Carmen défilé» de Bizet, «Aïda» de Verdi et la célèbre marche militaire de Schubert. «Ce concert annuel est pour nous le moment d'agrandir notre famille et de présenter des nouveaux musiciens au public. Nous n'avons pas failli à la tradition en incorporant 5 jeunes, mais c'est aussi l'occasion de retrouver quelques revenants qui nous ont fait le plaisir de nous rejoindre. C'est le cas d'Alain Buclier, flûtiste et de Claude Trinidad au saxophone baryton. Nous les en remercions», a-t-il conclu.